Le chien et l'horloge 


 

 

 

PROLOGUE

 

-"Et voilà" dit l'horloger."Maintenant vous êtes tranquille pour 100 ans au moins."

-Je vous crois, répondit Robert. Ces cordes n'ont jamais été changées aussi loin que je me souvienne.

-Vous savez, tant qu'il n'y a pas de frottement, il n'y a pas de raison qu'elles cèdent...sauf...!

-sauf?

- Et bien! une contrariété peut...comment dire... peut déclencher des phénomènes singuliers.

-Ah! ah! des phénomènes? s'exclama Robert. Et quel genre demanda-t-il en ricanant?

-Des phénomènes... Des phénomènes! répondit le vieil horloger."

 

 

 

 

 

 

Le chien et l'horloge

Une histoire de L.Caudine

 


Catherine et Robert étaient assis à la terrasse de leur jardin en ce bel après-midi de mai.

Le petit Victor quant à lui, jouait devant la télévision. Un tas de petites voitures recouvraient le tapis.Un tracteur, un camion de pompiers, une renault 5 se poursuivaient entre les pieds de la table, transformés en la circonstance en gratte-ciel d'une grande ville américaine.

Catherine lisait l'avant dernier chapître des mémoires de Heiken Worhgvzen, une actrice allemande qui tourna en son temps un feuilleton à succès " Le grand immeuble dans la ville".

Robert regardait dans le vague en fumant une gitane maïs sans filtre. C'est lui qui vit le minuscule chien se glisser par le portail d'entrée.

-"AAAAAh!!! FICHE LE CAMP! " s'écria-t-il.

Trop tard, l'animal s'était déjà engagé et avait disparu derrière les massifs de rhododendrons et les haies de sapinettes.

 

 

 

Les humains sont bien entendu pourvus d'une intelligence inégalable. Cependant quand il s'agit d'user de réflexes rapides, les chiens possèdent de bien meilleures capacités. Alors que Robert battait avec agitation les rhododendrons et quelques autres jolis massifs de fleurs, le canidé était déjà entré dans la maison, en plein sur la ville américaine, interrompant la course poursuite engagée par le petit garçon.

Il s'agissait d'un Weste( je le sais maintenant car le temps a passé et ma tante a acheté le même).C'était un chiot blanc avec des poils longs et denses. Ses oreilles pointues et petites lui donnaient un air particulièrement éveillé.

Comme s'il avait deviné en cet enfant un tuteur providentiel, il lança vers Victor un de ces regards que les enfants, encore à cet âge, comprennent bien mieux que les mots.

-"Oh! maman viens voir comme il est mignon!"

Catherine avait suivi son parcours depuis la terrasse, et réfléchissait en bonne maîtresse de maison, à ce qu'il conviendrait de faire.

-"Il est très mignon, mais il faudra chercher son propriétaire; a-t-il un tatouage?"

Sans précaution particulière, Catherine s'approcha de l'animal . Il était évident, dès le premier coup d'oeil qu'il n'était pas dangereux. On lui aurait donné le bon Dieu sans confession.

-"Pas de collier, pas de tatouage! C'est vraiment pas pour nous arranger ça"

-On peut le garder, s'il te plaît maman?

-Il n'en est pas question et puis il faut s'en occuper, Victor, c'est une responsabilité. De plus, il appartient certainement à quelqu'un."

Sur ces entrefaites le papa entra dans la pièce, son bâton à la main. Notre petit West reconnaissant instantanément son ennemi, fila comme une flèche et disparut vers les chambres.

-" Robert, fais attention. Tu vois bien que tu l'effraies

-Il faut bien que nous l'attrapions" répondit-il.

- " Mais enfin, tu vois bien qu'il n'est pas du tout sauvage, où est-t-il passé à présent?"

Toute la famille se dirigea vers les lieux de la fuite. La maison n'était pas très grande, la porte qui mène à l'étage étant close, il ne pouvait être bien loin.

-"Eh bien où es-tu ?" appela Catherine.

 Suite et fin