Pourquoi un atelier spécialisé

 Sauvegarde d'un patrimoine populaire (Ignoré)

L'horloge comtoise ancienne, très répandue en france est sans doute l'horloge la plus populaire du monde. En dehors de la réputation incontestable de longévité de son mécanisme, c'est son intégration étonnante à tous les styles d'intérieur qui reste la meilleure preuve d'universalité de sa forme.

Plus qu'un meuble, la comtoise ancienne évoque plutôt une présence rassurante , résultat d'une conjugaison harmonieuse entre le rythme du balancier, les proportions du boîtier et sa décoration typique.

Hélas! cette dernière particularité est la plupart du temps, couverte d'un "flou de désolation" au propre comme au figuré. L'ignorance, le temps (certains boîtiers ont 150 ans), les erreurs d'entretien et de rénovation représente une menace réelle pour ces témoins du passé.

La restauration d'art pour la sauvegarde de l'horloge comtoise ancienne est une nécessité pour la vie, l'esthétique et l'authenticité de ce patrimoine populaire trop lontemps ignoré.

  La comtoise est un véritable problème pour tous ceux qui, particuliers ou professionnels veulent prendre l'initiative de redonner à ces "vieilles dames" leur cachet antan.

  • L'horloger : Décontenancé par l'encombrement inhabituel de cette grande horloge, s'il parvient à travailler sur le mécanisme, ne pourra rien pour la gaine ni pour son décor.
  • L'ébéniste restaurateur : quant à lui, s'il est observateur et soucieux des règles qui régissent la particularité de la gaine d'horloge, pourra intervenir sur le bois mais ne pourra s'occuper ni du mécanisme ni de la décoration.
  • Le restaurateur de tableau : Malheureusement cette technique n'a jamais été enseignée dans les écoles ou les formations que suivent les restaurateurs de tableaux. Ceux-ci ne peuvent donc intervenir efficacement sur le décor de la gaine d'horloge comtoise. De plus le mouvement de l'horloge et la partie bois de la gaine ne sont pas de leur ressort.
  • Le brocanteur ou l'antiquaire : Ils sont impliqués par la nécessité de vendre donc de rentabiliser leur achat. Une bonne restauration coûte de l'argent, ce qui réduit la marge bénéficiaire. Si l'antiquaire ou le brocanteur n'a pas la fibre sensible pour la comtoise, il ne se mobilisera pas pour sa restauration et préférera la vendre en l'état, ce qui est en soit une sage décision, le pire étant le décapage systématique.
  • Le bricoleur : Malgré sa bonne intention, ne peut éviter, à un moment ou un autre de nuire par une erreur d'intervention à l'authenticité du boîtier, de son décor ou au bon fonctionnement de la mécanique horlogère.

     

    • Ci-contre la facture d'une horloge comtoise acheté 50Frs en 1901 à LIT-ET-MIXE dans les Landes Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Dans tous les cas, une intervention non spécialisée réduit le potentiel d'authenticité, du bon fonctionnement et de la valeur de l'horloge comtoise. Sa véritable restauration peut devenir par la suite, encore plus coûteuse que si elle avait été confiée d'emblée à un spécialiste.