La comtoise en Euskadi


 

 

 

La comtoise est née dans Jura, mais elle s'est dispersée à travers toutes les régions de France. En tous les cas, il est passé beaucoup de ces demoiselles dans cet atelier du Pays-Basque. Si elle est le fruit d'un art populaire transmis oralement de génération en génération, on peut retrouver ici un lieu ou la tradition orale n 'est pas de moindre importance .

"Xiberoa" (en français, la "Soule"), est l'une des sept provinces d '"Euskadi", le Pays-Basque. Elle est limitée au sud par la Navarre à l 'ouest par la Basse-Navarre, au nord et à l'est par le Béarn et elle n'est qu'à 60 km de Pau et 80 km de Biarritz. C'est justement là que l'on peut trouver Moncayolle, village de 358 habitants. Attention, pas d'autoroute pour arriver jusqu'ici (ouf!). Pas d'immense hangar. Pas d'énorme panneau qui clignote la nuit. Art &Sauvegarde est un petit dispensaire qui vit au rythme de cette région ou le pastoralisme est roi. Xiberoa est un minuscule pays long d'une cinquantaine de kilomètres et large d'une vingtaine . On y parle une langue pré indo-européenne rare remontant au moins à l'époque néolithique. On y pratique la "pastorale" genre de théâtre, survivances des anciens mystères du Moyen-Age. L'hiver et chaque année, un village propose sa mascarade. Mélange de danse de chant et de théâtre qui sera représenté tous les dimanches, de village en village. La Soule est encadrée par de petites nationales qui serpentent entre bois et collines. Des prés, des ruisseaux, des troupeaux de moutons longent tranquillement la route. La montagne aussi, si vous grimpez jusqu'a Larrau ou St Engrace ou Ahusky.

Comme la comtoise au Jura, la Soule a eu sa spécialité. De 1880 à 1914, c'est l'âge d'or de l'espadrille. Des usines s'ouvrent, on fait appel massivement à une main - d'oeuvre venant des proches versants sud des Pyrénées, d'abord saisonnière puis sédentaire.

Un site pour en savoir plus : Le portail de la soule sur le Net http://www.paysdesoule.com/


Mais c'est surtout la singularité de la Soule qui en fait son charme. Elle a une vie secrète à laquelle on peut accéder si l'on sait regarder dans les coins et loin des clichés habituels.

La comtoise est dans son élément ici, ou l'on tente opiniâtrement de "restaurer"L'Euskara , la langue des Basques. D ' ailleurs, la comtoise n'a-t-elle pas gagné sa place prés du Zuzulu, ( le banc Basque ) non loin de la cheminée ?